J'avais publié un article sur le 250e anniversaire de la déportation des Acadiens de l'île du Prince-Édouard. Je vous invie à visionner une vidéo du dévoilement du monument de l'Odyssée qui avait lieu le 13 décembre 2008.
Après une année de préparation, le couple est enfin arrivé au grand départ. Mardi, il partait de Montréal en direction de l'Asie du
Sud-Est.
Après une trentaine d'heures de vol, de transferts et d'attente, il a atterri à Bangkok, capitale thaïlandaise. De cet endroit, le couple se
rendera, en train, au Laos. Le but ultime de l'expédition est de parcourir en un mois le Laos et le Cambodge à vélo, une distance de 1660
kilomètres en longeant le majestueux fleuve Mékong. Ensuite, le couple découvrira la thaïlande, sac au dos, durant un mois. Les expéditeurs nous ferons parvenir une série de chroniques
hebdomadaires.
Je tenterai de déposer un résumé de leur chronique sur le blog. Je souhaite une bonne expédition à Émilie et Gaetan.
À tous ceux et celles qui visitent
Le Coing des Dugas je désire souhaiter un Joyeux Noël et une Bonne Année 2009. Nous espérons que vous serez
des nôtres pour le congrès mondial acadien qui se déroulera en août 2009.
Le grand rassemblement des Dugas aura lieu le 17 et 18 août.
Alors que l’Acadie était habitée depuis 1604 par des colons français, ce n’est qu’en 1720 que la France envoie ses premiers colons à l’île Saint Jean (l’Île du
Prince Édouard.) Au moment de la déportation de 1755 près de 2 000 Acadiens viennent trouver refuge sur l’île alors que leurs compatriotes étaient déportés en Nouvelle Angleterre et partout dans
le monde. Mais ces Acadiens de l’île Saint Jean ne seront pas à l’abri des forces britanniques même si à ce moment l’île est toujours une colonie française.
En 1758 les Acadiens de l’île furent déportés vers la France, malheureusement, embarqués sur de vieux navires en plein hiver, ces malheureux couraient à leur perte. C’est le 13 décembre 1758 qui
fut le jour le plus désastreux, en effet le Duke William coulait avec 362 Acadiens pour la plupart des jeunes puisque la moyenne d’âge était de 15 ans. Le 12 décembre, un autre bateau
avait coulé et le 16 décembre un troisième, en tout plus de 900 Acadiens périrent en mer en trois jours.
Dans le Pennsylvania Gazette Gentlemen du 19 avril 1759 on retrouve une lettre écrite par le capitaine du Duke William, j’en citerai quelques passages. Dans cette lettre écrite
le 16 décembre 1758, le capitaine William Nicholls dit qu’il a dû abandonner son navire avec 300 Acadiens de l’île Saint-Jean à son bord. Le bateau prenait l’eau depuis plusieurs jours et il n’y
avait plus d’espoir de pouvoir le tenir à flot. Il mentionne aussi qu’au moins trois bateaux sont passés près d’eux mais n’ont pas répondu à leur appel de détresse. À la suite du passage du
troisième navire les Acadiens s’étaient résignés à la mort, ils étaient convaincus que Dieu les avait abandonnés.
Quant au capitaine et son équipage, ils se sont sauvés en embarquant dans la chaloupe de sauvetage avec le prêtre. Le capitaine mentionne que les Acadiens firent preuve d’un grand courage. Avant
de monter dans la chaloupe certains sont venus lui faire l’accolade (they came and embraced me) et le remercier de tout ce qu’il avait fait pour les sauver. Une demi-heure plus tard, il
entendait les cris des malheureux et les voyait leur faire signe de s’éloigner. Il dit que cette situation lui brisa le cœur.
Le 13 décembre 2008 est donc déclaré "Jour du Souvenir" pour souligner ces tristes événements. Une cérémonie commémorative aura lieu à Miscouche, île du Prince Edouard.
Vous pouvez consulter la lettre du Capitaine Nicholls à l’adresse suivante : www.acadian-home.org
dans la marge de gauche sous Acadians lost in sea.